Une fois l’appareil retiré, les dents ont tendance à vouloir revenir vers leur position d’origine. La contention orthodontique sert précisément à les maintenir en place, le temps que les tissus qui les entourent se stabilisent. C’est pourquoi chaque traitement est suivi d’une période de contention, aussi importante que le traitement lui-même.
Qu’est-ce que la contention orthodontique ?
La contention, aussi appelée consolidation, est la dernière étape d’un traitement d’orthodontie. Elle commence quand l’alignement prévu est obtenu et que l’appareil actif est retiré. Son rôle est d’assurer la stabilité de la position des dents.
Elle concerne tous les patients, enfants, adolescents et adultes, quel que soit l’appareil porté pendant le traitement : bagues céramiques ou métalliques, appareil lingual ou aligneurs transparents.
La Société française d’orthopédie dento-faciale (SFODF) l’a rappelé dans ses recommandations de bonne pratique publiées en 2023 : la contention est nécessaire pour maintenir l’alignement des dents de devant du bas sur le long terme. Ces recommandations ajoutent que la contention doit être prévue dès le début du traitement et discutée avec le patient avant de commencer.
Pourquoi les dents bougent-elles après le traitement ?
Ce phénomène s’appelle la récidive. D’après la SFODF, elle est fréquente, y compris après des traitements bien menés, et elle est plus marquée à la mâchoire du bas qu’à celle du haut.
Ses causes ne sont pas toutes connues. Les recommandations citent plusieurs facteurs :
- les fibres qui entourent la racine des dents (fibres desmodontales) ;
- les pressions exercées en permanence par les lèvres, les joues et la langue ;
- la croissance, qui peut se poursuivre après la fin du traitement ;
- la façon dont les dents du haut et du bas s’emboîtent.
La contention laisse le temps aux tissus qui entourent les dents de se réorganiser. Elle limite aussi les mouvements liés à la croissance. Selon la SFODF, le risque de récidive est plus élevé dans les premières semaines qui suivent la fin du traitement actif.
Fil de contention, gouttière, positionneur : quelles différences ?
La contention peut être fixe, amovible, ou associer les deux. L’appareil qui vous convient est choisi par l’orthodontiste à la fin du traitement, en fonction de votre situation.
Le fil de contention collé
C’est la contention fixe. Un fil fin est collé sur la face des dents tournée vers la langue, en général sur les incisives et les canines. Il ne se voit pas quand on sourit.
La gouttière de contention ou la plaque
C’est la contention amovible : une gouttière transparente ou une plaque en résine, que l’on met et que l’on retire soi-même, selon les consignes de port données par le praticien. Les recommandations de la SFODF jugent les gouttières et les plaques équivalentes pour la stabilité de l’alignement des incisives.
Le positionneur
Il s’agit d’un appareil amovible réalisé dans une matière souple. C’est une autre forme de contention, proposée dans certaines situations.
Comment se fait le choix ?
Selon la SFODF, l’orthodontiste tient compte du risque de récidive, de la qualité de l’hygiène, de la régularité attendue du patient et de ses attentes. Par exemple, un fil collé n’est pas à privilégier si l’hygiène est insuffisante. Dans les situations à risque élevé, une contention mixte, fixe et amovible, offre une sécurité supplémentaire si le fil se décolle.
Combien de temps dure la contention orthodontique ?
La durée n’est pas la même pour tous. La période de contention peut durer d’un an à plusieurs années : le Dr Soheili vous la précise à la fin de votre traitement.
- Le fil de contention doit rester en place pendant une période minimale, annoncée par le praticien. Il n’a pas de durée maximale : chez certains patients, il est conservé à vie.
- La gouttière de contention se porte pendant une période de 12 à 24 mois. Elle doit ensuite être conservée en lieu sûr : en cas de récidive mineure, elle peut corriger les malpositions et éviter ainsi un nouveau traitement.
Arrêter de soi-même parce que les dents « ont l’air stables » est donc une fausse bonne idée. Un appareil de contention abandonné trop tôt ne joue plus son rôle.
Comment vivre avec sa contention au quotidien ?
Les consignes du cabinet sont simples, mais elles comptent autant que celles du traitement.
- Un contrôle chaque jour : vérifiez que le fil collé tient bien sur chaque dent et que votre appareil amovible est en bon état.
- Le port : respectez les consignes de port qui vous sont données pour la gouttière ou la plaque.
- L’entretien : l’appareil amovible se nettoie avec de l’eau et une brosse à dents. Retirez-le à chaque brossage et brossez-le sous le robinet.
- Le rangement : ne le laissez pas traîner hors de la bouche, au risque de le perdre.
- L’hygiène : continuez à vous brosser les dents au moins trois fois par jour, après chaque repas. La SFODF insiste elle aussi sur une hygiène adaptée et des soins dentaires réguliers.
Ces consignes figurent dans la fiche contention de nos conseils aux patients.
Que faire si la contention se décolle, casse ou se perd ?
Si votre fil collé se décolle sur une ou plusieurs dents, prenez rendez-vous rapidement, même si une seule dent est concernée. Un appareil de contention décollé ou perdu ne joue plus son rôle.
Il en va de même pour une gouttière abîmée ou égarée : appelez le cabinet, qui vous indiquera la marche à suivre. Les autres incidents sont décrits sur la page urgences orthodontiques.
La contention est-elle prise en charge ?
Le barème de l’Assurance Maladie comporte une base de remboursement pour la contention : 161,25 € pour la première année, remboursés à 100 %, et 107,50 € pour la deuxième année, remboursés à 60 %. Les honoraires d’orthodontie sont libres : votre complémentaire santé peut compléter si votre contrat le prévoit.
Les conditions dépendent de votre situation, notamment de l’âge au début du traitement. Le secrétariat vous explique les modalités de remboursement, et la page tarifs et remboursement fait le point.
En pratique au cabinet de Nanterre
Au cabinet du Dr Fabrice Soheili, orthodontiste spécialiste qualifié en orthopédie dento-faciale, la contention orthodontique fait partie intégrante du traitement. Le type d’appareil est choisi à la fin du traitement, et sa durée vous est précisée à ce moment-là.
La surveillance ne se fait pas seulement à la maison. Un contrôle au cabinet, au minimum annuel, doit être réalisé dans la première année qui suit la fin de votre traitement. Entre deux contrôles, n’attendez pas si quelque chose vous semble anormal : appelez le 01 47 21 00 76.
Pour en savoir plus, consultez notre page contention orthodontique à Nanterre. Si vous envisagez un traitement, découvrez aussi le déroulement de la première consultation.
Questions fréquentes
La contention est-elle vraiment obligatoire ?
Chaque traitement orthodontique est suivi d’une période de contention. Elle assure la stabilité de la position des dents et ne doit sous aucun prétexte être négligée : c’est elle qui préserve, à long terme, la stabilité du résultat obtenu.
Le fil de contention se voit-il ?
Non. Il est collé sur la face des incisives et des canines tournée vers la langue : il ne se voit pas quand vous souriez.
Combien de temps garde-t-on un fil de contention ?
Il reste en place pendant une période minimale, annoncée par le praticien. Il n’a pas de durée maximale : chez certains patients, il est conservé à vie.
Pourquoi garder sa gouttière de contention après la période de port ?
Parce qu’en cas de récidive mineure, elle peut corriger les malpositions et éviter un nouveau traitement. Rangez-la en lieu sûr.
Sources
- La contention en orthodontie. Recommandations de bonne pratique (SFODF, Orthodontie Française, 2023)
- Le remboursement des traitements d’orthodontie (ameli.fr, Assurance Maladie)